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  • LE REGARD BIENVEILLANT
    Association chrétienne évangélique

Le profil du SDF

23/12/2019

Le profil du SDF

Face à l'augmentation de la pauvreté, la question est de savoir, quels sont les facteurs qui conduisent une personne à la rue  et  dans quelles conditions vit-elle à la rue ?

Qu’est-ce qu’un SDF ?

Selon l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), « une personne est considérée sans-domicile un jour donné si la nuit précédente elle a eu recours à un service d’hébergement ou si elle a dormi dans un lieu non prévu pour l’habitation : personnes en situation de rue (espace public, privé, jardins, gares…), vivant en squat ou campement, ou accueillies dans un centre d’hébergement (urgence, insertion, stabilisation) ou dispositif hôtelier) ».

Un sans-domicile fixe est un terme générique, qui comprend les sans-abri, qui dorment dans la rue et ne sont pas protégés du monde extérieur. Un sans-abri est un SDF mais un SDF n’est pas forcément un sans-abri…

 

Les catégories de personnes que l’on trouve à la rue.

- Salariés pauvres en attente de logement social,

- Femmes victimes de violence (départ du domicile conjugal),

- Immigrés primo-arrivants,

- Familles migrantes en attente de papiers,

- Couples de retraités (pas assez de revenus pour se loger, impayés de loyers/expulsion),

- Demandeurs d’asiles déboutés (perte de leur place en CADA),

- Jeunes en rupture familiale (fin de vie commune avec les parents),

- Ex-placés dans un foyer de protection de l’enfance (lâchés dans la nature au jour de leurs 18 ans),

- Anciens détenus,

- Personnes ayant subi un accident de la vie (divorce, chômage, décès d’un proche, surendettement, maladie),

- Roms expulsés de leurs bidonvilles,

- Adultes précaires hébergés avec leurs enfants par des tiers (amis, parents) et dont la cohabitation a cessé,

- Personnes en fin de trêve hivernale.

 

Leur seul point commun, c’est qu’ils n’ont pas un « chez soi ».

 

Lieux où dorment les gens qui n’ont plus de « chez soi ».

- Les lieux publics (gares, stations de métro, salles d’attente des hôpitaux) (3,2%),

- Les abris de nuit (35,5%),

- Les hébergements d’urgence (15,1%),

- Chez des amis (14%),

- Les squats, les cabanes, les cages d’escalier, les caravanes, les caves, les voitures (14%),

- Les rues, les ponts, les bois de Boulogne et de Vincennes (8,5%),

- Les appartements (sans bail) (5,4%),

- Pas de lieux fixes (3,2%),

- Les hôtels (1,1%).

 

Les tranches d’âges que l’on retrouve à la rue

- 18 – 29 ans (34,1%),

- 30 – 39 ans (17,1%),

- 40 – 49 ans (24,4%),

- 50 ans et plus (24,4%).

 

Temps passés dans la rue

a) Moins d’un an

- Moins de 3 mois (11,8%),

- 3 mois à moins de 6 mois (15,8%),

- 6 mois à moins de 12 mois (15,8%),

- 12 mois et plus (56,6%).

 

b) Plus d’un an

- 12 mois à moins de 2 ans (16,3%)

- 2 ans à moins de 5 ans (32,6%)

- 5 ans à moins de 10 ans (23,3%)

- 10 ans à moins de 15 ans (9,3%)

- 15 ans à moins de 20 ans (4,7%)

- Plus de 20 ans (13,8%)

 

Les ressources dont disposent les gens à la rue.

- Minima sociaux (RSA, ASS (Allocation de solidarité spécifique) etc.) (43,9%)

- Mendicité (16%)

- En attente de droit (8,1%)

- ASSEDIC (5,7%)

- Salaire (5,7%)

- CIVIS (Contrat d’Insertion dans la Vie Sociale) (4,5%)

- Autres allocations (CAF, ATA (allocation temporaire d’attente), etc.) (4,5%)

- Indemnités journalières (3,2%)

- Aides financières des collectivités territoriales (3,2%)

- Retraite (3,2%)

- Ressources familiales (don ou prêt) (2%)

 

Raisons pour lesquelles les personnes ne vont pas dans les abris de nuit.

- Problème avec les autres hébergés (23,9%)

- Endroit trop bruyant (13,8%)

- Manque d’intimité (12,8%)

- Manque d’hygiène (12,7%)

- Problème avec les règles de la structure (10,3%)

- Contraintes horaires (8,5%)

- Manque de sécurité/vols (7,7%)

- Manque de nourriture, de confort de matériel (3,4%)

- Manque de divertissement (1,7%)

- Problème avec l’équipe d’accueil (1,7%)

- La promiscuité (1,7%)

- Sentiment d’enfermement (0,9%)

- Animaux pas acceptés (0,9%)

 

Les idées fausses

Première idée fausse : l’opinion publique est convaincue que cela peut arriver à tout le monde.

Le risque de se retrouver à la rue est faible pour celui qui peut compter sur un réseau social et un métier.

Les personnes sans-abris sont majoritairement issues de milieux modestes, pour la plupart, sans emploi, même si elles sont de plus en plus nombreuses à travailler (travailleurs pauvres).

 

Deuxième idée fausse : les personnes sont à la rue, parce qu’elles le veulent.

Ceci concerne une infime minorité. Si certains l’affirment, c’est souvent parce qu’ils préfèrent dire qu’ils ont choisi ce qu’ils n’ont pas pu éviter en réalité. C’est aussi parce qu’ils ne voient pas d’alternative et préfèrent se poser comme acteurs de leur propre destin.

 

LE SURENDETTEMENT DES PARTICULIERS

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